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produisons et consommons responsable

« Écocarburant », « biocarburant », « agrocarburant »… Ces mots désignent tous la même chose : un carburant plus vert et « propre » issu de ressources végétales, naturelles renouvelables, et non d'énergies fossiles polluantes comme le pétrole. Or nous connaissons tous les ravages de la production de l'huile de palme et son utilisation en carburant est un non-sens écologique absolu !

Alors comment une multinationale comme Total peut-elle emprunter cette voie ? Et comment le gouvernement français peut-il laisser passer une telle décision ?


L'huile de palme, l'huile à tout faire

L'huile de palme est présente dans de nombreux produits alimentaires et en tant que biocarburant. C'est l’huile végétale la plus produite, la plus consommée, la plus échangée et également la moins chère au monde. L’Union Européenne, qui n’en produit pas, est le deuxième plus grand importateur mondial avec environ 7 millions de tonnes par an.

La production mondiale d’huile de palme est concentrée en Asie du Sud-Est et principalement enMalaisie et en Indonésie. L'huile est fabriquée dans ces pays pour y être exportée.


Les ravages de l'huile de palme

La production de l'huile de palme contribue à la déforestation des zones tropicales, menaçant des espèces comme le tigre de Sumatra et l'orang-outan. La culture du palmier à huile est responsable de 2,3 % de la déforestation mondiale.

Car chaque année, des milliers d'hectares de forêts sont détruits. Des incendies de forêts sont allumés, pour l'essentiel illégalement, afin de défricher et de fertiliser des terres pour accroître les plantations. Seule une minorité de plantations respectent actuellement les normes locales pour l'exploitation de l'huile de palme.
Les seize plus grandes multinationales s'étaient engagées à mettre fin à la déforestation via leurs chaînes d'approvisionnement d'ici à 2020, mais dans les faits, aucun effort n'est réalisé.

La culture de l'huile de palme est « une catastrophe environnementale reconnue »

Selon un rapport de l'ONG Greenpeace, les biocarburants issus de l'huile de palme « sont responsables de trois fois plus d'émissions de gaz à effet de serre que les carburants fossiles ».
Greenpeace rajoute que des phénomènes d’expropriation et d’exploitation des travailleurs sont régulièrement dénoncés.


Le biocarburant en France

La France produit du biocarburant à partir du colza. L'huile représente environ 7% du marché du diesel européen.

La multinationale Total souhaite devenir « la première bio-raffinerie française capable de produire 500 000 tonnes par an de biodiesel de grande qualité », grâce à l'utilisation d'huiles végétales telles que l'huile de palme importée, ou de colza français. Elle a écrit aux députés français pour demander l'autorisation d'importer 300 000 tonnes d'huile de palme pour venir compléter le biodiesel issu d'huile de colza. 


La révolte des producteurs

Les agriculteurs protestent contre l'annonce du gouvernement qui a autorisé l'importation de 300 000 tonnes d'huile de palme par an pour la raffinerie de La Mède, près de Marseille.
Selon eux, cela revient à sacrifier la filière française de biocarburants pour sauver 250 emplois chez Total, alors que la culture du colza fait vivre 20 000 personnes en France.

Ils dénoncent que les importations d'huile de palme vont concurrencer les productions de colza français, qui elle est produite localement en circuits courts.


La colère des citoyens

Les Français condamnent les importations d'huile de palme. D'après le sondage de l'institut Odoxa, 71% des Français sont fermement opposés à l’utilisation d’huile de palme dans les carburants. Et 83% des Français attendent du gouvernement qu’il soutienne sans équivoque la position du Parlement européen contre l’utilisation d’huile de palme dans les carburants.

 


Des grèves et des manifestations ont lieux en France afin de protester contre la décision du gouvernement. En conclusion, nous savons tous que la production d'huile de palme est un désastre écologique, l'opinion publique est contre son utilisation et soutient les productions locales, et en plus, les producteurs se révoltent car ils pourraient perdre leur activité due à un soutient dans une mauvaise cause. Il ne devrait pas y avoir l'ombre d'un doute et pourtant…

 


Sources : FranceTVinfo
L'express

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