Le blog de Marché d'Ici!

circuits courts, direct producteur

produisons et consommons responsable

La machine lobbyiste a réussi !

Préalablement prévue pour 2022, la mesure devant interdire la production, le stockage et la vente de produits phytosanitaires se voit repousser en 2025.

Quand se prépare la semaine des solutions alternatives aux pesticides du 20 au 30 mars prochains...  des lois sont votées en contre-sens.

Pendant que des milliers de jeunes défilent pour lutter contre les changements climatiques, et que l’on organise des journées mondiales : du recyclage, des forêts, de l’eau pour inculquer une éthique et un respect pour notre planète… nous voilà face à la démesure des lobbys !

Les industriels du secteur phytosanitaire ont fait pression sur le motif d’une mise en péril d’emplois directs et indirects… chantage ?

Le décalage de cet amendement est une aberration. Alors que fin 2018, ce même amendement avait été voté et validé pour une interdiction de la production de certains pesticides non autorisés à la vente en UE mais autorisés dans d’autres pays.

La Fondation Nicolas Hulot dénonce, de son côté, "un retour en arrière inacceptable sur les pesticides… une victoire du lobby des producteurs de pesticides sur la défense de l'environnement et de la santé humaine et animale". (actu-environnement.com)

De ce fait, la France va pouvoir continuer impunément à fabriquer ces produits jugés dangereux et les commercialiser à d’autres pays, notamment les pays en développement.

L’hémicycle reste une antichambre sous la coupe des directives industrielles et commerciales.

Faut-il encore rappeler qu’un quart de la mortalité et des maladies sont dues aux agressions faites sur l’environnement par l’Homme ? (étude faite par le GEO – Global Environment Outlook – et publié par l’ONU).

Du 20 au 30 mars prochains, nous entrons dans la semaine internationale aux alternatives contre les pesticides, dans cette perspective l’ensemble de la filière agricole bio et écologique reste soudé.

Des solutions alternatives existent :

- L’agriculture biologique, qui est un label, en est une, car elle est soumise à des règlementations strictes et doit répondre un cahier des charges précis. Elle répond donc à des exigences. L’opinion donne sa confiance en ce type d’agriculture et de production biologiques.

- L’agroécologie en est une autre, et pourrait doubler la production alimentaire en l’espace de 10 ans. ; le concept est tout à fait naturel mis en place, et défendu par Pierre Rabhi (fondateur du mouvement Colibris et pionnier de l’agriculture écologie en France). L’agroécologie est une agriculture de bon sens en prenant en compte le capital humain et le capital naturel. Il s’agit de prioriser la biodiversité selon les spécificités des sols, la rotation des cultures et en tirant profit de la faune et de la flore locales ; elle est donc plus diversifiée, plus adaptée aux différents territoires, moins polluante et donc moins destructrice.

Il faut donc arrêter de prendre et d'utiliser les agriculteurs pour des stérilisateurs de sols en leur imposant l’utilisation de pesticides qui sont les éléments clés des lobbies industriels de la monoculture intensive, aveugle et marchande. 

Défendons les valeurs de notre terroir et le travail de nos producteurs 

Produisons et Consommons Responsable !

Marché d'ici

 

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